Louis C.K. s'est enfin exprimé après que cinq femmes l'ont accusé de comportements sexuels déplacés dans une enquête du New York Times. L'humoriste a publié le communiqué suivant vendredi :

"Je veux répondre aux histoires racontées au New York Times par cinq femmes nommées Abby, Rebecca, Dana, Julia, qui ont réussi à utiliser leur nom, et par une qui n'a pas pu", commence ainsi le communiqué envoyé via le porte-parole de Louis C.K. "Ces histoires sont vraies. À l'époque, je me disais que ce que j'avais fait était acceptable parce que je n'avais jamais montré ma bite à une femme sans lui demander avant, ce qui est vrai. Mais j'ai appris plus tard dans ma vie, trop tard, que lorsqu'on a du pouvoir sur quelqu'un, lui demander de regarder votre bite n'est pas une question. C'est une situation embarrassante. Le pouvoir que j'avais sur ces femmes, c'était qu'elles m'admiraient. Et j'ai utilisé ce pouvoir de façon irresponsable."

Le communiqué se poursuit ainsi : "J'éprouve du remords par rapport à mes actes. Et j'ai essayé d'en tirer des leçons. Et de les éviter. Maintenant, je suis conscient de l'impact de mes actes. J'ai appris hier à quel point j'ai laissé ces femmes qui m'admiraient avoir une piètre opinion d'elles-mêmes et être prudentes en présence d'hommes qui ne les auraient jamais mises dans une telle situation. J'ai également profité du fait que j'étais très admiré dans mon milieu et le leur, ce qui les a empêchées de partager leur histoire, et quand elles ont finalement voulu le faire, ce fut difficile parce que les gens qui m'admiraient ne voulaient pas en entendre parler. Je ne pensais pas faire tout ça, car ma position me permettait de ne pas y penser. Je ne me pardonne en rien dans toute cette affaire. Et je dois me réconcilier avec la personne que je suis.  Ce qui n'est rien par rapport à ce qui les attend."

"J'aurais aimé réagir à leur admiration en étant un exemple pour elles en tant qu'homme et en leur prodiguant des conseils en tant qu'humoriste, y compris parce que j'admirais leur travail." 

Louis C.K.

Steve Sands/Bauergriffin.com

Louis C.K. ajoute : "Le plus grand regret avec lequel je dois vivre, c'est d'avoir fait du mal à quelqu'un d'autre. Et j'ai encore du mal à mesurer l'étendue du mal que je leur ai fait. Je m'en voudrais d'oublier le mal que j'ai fait aux gens avec qui je travaille et avec qui j'ai travaillé qui ont été touchés par tout ça, y compris concernant des projets actuellement en production : les acteurs et toute l'équipe de Better Things, Baskets, The Cops, One Mississippi et I Love You, Daddy. Je regrette profondément d'avoir attiré une attention négative sur mon manager, Dave Becky, qui essayait seulement d'arbitrer une situation que j'ai déclenchée. J'ai créé de l'angoisse et de la souffrance aux gens de FX, qui m'ont tant apporté, à The Orchard, qui m'a donné une chance avec mon film et à tous ceux qui ont cru en moi toutes ces années."
 
"J'ai fait souffrir ma famille, mes amis, mes enfants et leur mère."

"J'ai passé ma longue et chanceuse carrière à parler et à dire ce que je veux.  Je vais désormais prendre du recul et prendre le temps d'écouter."

"Merci de votre attention."

Pamela Adlon, la co-star et amie de longue date de Louis C.K., a publié dans la foulée ce communiqué :

"Bonjour. Je suis là. Je dois dire quelque chose. C'est trop important. Ma famille et moi sommes anéantis et choqués après que mon ami et partenaire Louis C.K. a admis ce comportement abject. J'ai énormément de chagrin et d'empathie pour ces femmes qui se sont exprimées. Je demande à ce qu'on respecte ma vie privée et celle de ma famille. Je fais face à cette situation et je pleure, et j'espère pouvoir m'exprimer davantage dès que je le pourrai."

Après l'enquête du New York Times, le film de l'humoriste I Love You, Daddy a été retiré pour une durée indéterminée.  

"The Orchard ne va pas sortir I Love You, Daddy", a expliqué le studio à E! News dans un communiqué.

L'avant-première du film et le press junket ont aussi été annulés.

De plus, Netflix a révélé qu'il "n'allait pas produire de second stand-up" avec l'humoriste.

"Les allégations faites par plusieurs femmes dans le New York Times d'aujourd'hui à propos du comportement de Louis C.K. sont dérangeantes", a déclaré la plate-forme de streaming dans un communiqué. "Le comportement non professionnel et inapproprié de Louis avec des collègues féminines a fait que nous avons décidé de ne pas produire de second stand-up, comme nous en avions l'intention." 

Louis C.K. avait refusé de discuter des allégations quand le New York Times était venu lui parler lors du Festival du film de Toronto en septembre. 

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